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LE DICO DE L 'IMMO



Chaque profession a tendance à développer un vocabulaire spécifique plus ou moins compréhensible pour qui n’est pas familier de son activité. L’immobilier ne fait pas exception à cette tendance, due notamment à l’importance croissante du Droit dans ce secteur.

Advantage immobilier vous aide à aborder au mieux ce secteur d’activité en décriptant pour vous les principaux termes couramment employés par les professionnels…

Assurance RCP: assurance garantissant les clients d’une agence immobilière en cas de sinistre intervenant durant la mission de ce professionnel (exemple: chute dans l’escalier au cours d’une visite). Cette assurance permet au vendeur d'un bien de confier à son agence mandataire les clés de son logement à vendre ou à louer afin de faciliter sa mission tout en étant couvert contre tout risque éventuel.

Avenant: Modification apportée à un contrat initial. Cette modification peut concerner aussi bien la chose vendue (exemple: appartement vendu avec certains meubles), que son prix ou sa date de livraison…Pour être valide, l’avenant doit être signé dans les mêmes conditions que le contrat principal, notamment par les mêmes personnes.

Bon de visite: Document par lequel un client reconnaît avoir visité les biens immobiliers que l’agence lui a présentés: par sa signature le client reconnaît le rôle de l’agence et le fait d’acquitter le montant des honoraires prévus en cas d’achat ou de location de l’un des biens ainsi présentés.

Carte professionnelle: document administratif émis par la Préfecture autorisant une agence immobilière à exercer son activité de vente et de location ou de gestion. Cette carte est délivrée sur justification des éléments suivants:

- Capacité Professionnelle (diplôme et/ou expérience).

- Assurance Responsabilité Civile Professionnelle*.

- Garantie Financière*.

Mener une activité d’agent immobilier en présentant à la vente ou à la location des biens appartenant à autrui sans détenir cette carte professionnelle constitue un délit.

Demander systématiquement la copie de la carte professionnelle avant de vous engager avec un professionnel.

Certificat de conformité: Document émis par l'administration qui constate que le bâtiment édifié est conforme aux prescriptions du permis de construire.

L'absence de certificat de conformité lors de la vente d'un bien fait peser sur l'acquéreur le risque d'un éventuel contrôle par l'administration.

Commission d’agence: Librement fixé, le montant des honoraires doit être affiché dans la vitrine de l’agence et précisé dans le mandat. L’activité est soumise à une obligation de résultat et aucun versement d’aucune sorte ne peut être effectué avant réussite effective de la mission, à l’inverse des marchands de listes*.

Commission d’agence à la charge du vendeur ou de l’acquéreur : les modalités de paiement des honoraires de l’agence doivent être prévues dans le mandat. Dans le cas où les honoraires sont prévus à la charge de l’acquéreur, le montant de la commission d’agence est exclu de l’assiette de calcul des frais de mutation. A la charge du vendeur, ils participent donc à l’augmentation des frais de mutation.

Un vendeur fixant toujours ses prétentions en prenant en compte la somme qu’il percevra effectivement, demandez systématiquement à ce que la commission d’agence soit réglée par l’acquéreur, de façon à minorer les frais de mutation.

Compromis de vente: Contrat de vente constatant l’accord entre le vendeur et l’acquéreur d’un bien immobilier. Ce contrat fixe le descriptif du bien, son prix ainsi que son délai de livraison. Il indique les moyens de financements de l’acquéreur, les droits et obligations de chacun et les éventuelles conditions particulières (travaux à faire avant livraison, mise à disposition anticipé ou différée, etc…).

Ce contrat est associé au versement d’un acompte (dit chèque séquestre*) de 5 à 10 % du montant de l’acquisition.

Ce contrat est signé en agence immobilière ou auprès du notaire du vendeur.

Compte Séquestre: compte bloqué sur lequel transitent le chèque d’acompte signé par les acquéreurs engagés par un compromis de vente. Cette somme restera sur le compte séquestre durant le temps de la préparation de l’acte notarié (2 à 3 mois minimum). Le jour de l’acte notarié, cet acompte vient en déduction du paiement du prix.

En cas de non-réalisation d'une condition suspensive portée au compromis (condition suspensive de financement...), la somme est restituée à l'acquéreur sous 21 jours.

Le compte séquestre peut être celui de l’agence immobilière ou celui du notaire du vendeur.

Condition suspensive: Condition écrite dans le compromis de vente et permettant à son bénéficiaire (vendeur ou acquéreur) de se désengager sans aucun dommage en cas de (non) réalisation de l’événement évoqué. La plus courante est la condition suspensive de financement au profit de l'acquéreur (voir onglet «Les dispositifs de protection de l'acquéreur»).

ne jamais signer, en tant que vendeur, un compromis de vente avec condition suspensive de vente de la résidence actuelle de l’acquéreur…

COS (Coefficient d'Occupation du Sol): ratio qui, appliqué à la surface d'une parcelle de terre, indique la surface de plancher qu'il est possible d'y édifier (un terrain de 1000 M2 constructibles associé à un COS de 30 % permet l'édification d'une surface de plancher de 300 M2). Le COS est indiqué dans chaque PLU*. Cette surface de plancher est aussi nommée SHON*

CU (Certificat d’Urbanisme): Document administratif indiquant la constructibilité quantitative d’une parcelle de terre. Le CU indique une surface constructible, indépendamment de l’aspect que doit prendre ou non cette construction. Le CU est dit positif lorsqu’il autorise la constructibilité, négatif en cas contraire. La validité du CU est d’une année.

Ne jamais acheter de terrain constructible sans disposer d’un CU positif valide, sauf à prévoir au compromis de vente* une condition suspensive qui permette de se désengager de l’achat en cas de CU négatif.

Défiscalisation immobilière : procédé légal qui permet de réduire le montant de son impôt sur le revenu en proportion de son investissement dans le secteur de l’immobilier neuf. Les Départements d’Outre-Mer sont plus particulièrement concernés par des lois spécifiques portant le taux de réduction d’impôt jusqu’à 64 % du montant de l’investissement (voir onglet « La défiscalisation immobilière»). La loi actuellement en vigueur se nomme la loi Girardin, son ancêtre fut la loi Pons…

DIA (Déclaration d’Intention d’Aliéner): déclaration émise par l’agence immobilière ou le notaire ayant rédigé le compromis de vente. Adressée à la commune sur laquelle est situé le bien vendu, cette déclaration marque le compte à rebours du délai de préemption (2 mois).

Droit de Préemption: Droit offert à certains organismes (SAFER), collectivités (commune) ou personnes (locataire titulaire d’un bail 3-6-9) de se substituer à l’acquéreur dans le cadre d’une vente de gré à gré. Le bénéficiaire dispose d’un délai de deux mois pour faire valoir son droit de préemption. S’il l’exerce, il acquiert le bien en lieu et place de l’acquéreur défini au compromis de vente*. Le droit de préemption le plus courant est le droit de préemption urbain (DPU).

Frais de notaires: Nommés également frais ou droits de mutations, ce qualificatif englobe l’ensemble de sommes perçues par le notaire à l’occasion de l’achat d’un bien immobilier. En réalité, l’office notariale ne bénéficie que d’une partie de la somme globale, la majeure partie étant constituée de taxes fiscales ou para-fiscales.

Le montant des droits de mutation est fixé par décret (voir onglet «Les frais de mutation»). Il reste identique même lorsque deux notaires sont chargés de la signature de l’acte (auquel cas, ces confrères se partagent le montant des honoraires).

Il existe deux barèmes distincts: les frais de mutations «usuels» et les frais réduits (voir onglet «Les frais de notaire réduits»).

Garantie Financière: assurance garantissant les erreurs éventuelles d’une agence immobilière dans la gestion de son compte séquestre. En cas de sinistre, la compagnie garantit au client le remboursement de son acompte.

Loi Carrez*: Voir onglet «Les dispositifs de protection de l'acquéreur».

Loi Littoral : Dispositif légal visant à protéger le littoral d’une urbanisation excessive. Cette loi s’impose sur toute commune jouxtant le littoral maritime (ainsi que les estuaires) et pas seulement, comme l’idée est faussement répandue, sur la bande de terre s'étendant jusqu'à 100 mètres du plus haut marnage…

Loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain): Voir onglet «Les dispositifs de protection de l'acquéreur».

Mandat: contrat entre un client (le mandant) et une agence immobilière (le mandataire) autorisant cette dernière à mener des actions déterminées selon des termes précis au nom du client: vendre, louer, gérer ou administrer un bien immobilier. L’agence réussissant sa mission de trouver un acquéreur ou un locataire dans les termes du mandat qui lui a été confié, le mandant a l’obligation d'accepter la vente ou la location dans ses mêmes termes.

Une agence immobilière n’a pas le droit de présenter un bien à la vente ou à la location sans un mandat écrit.

Il existe trois types de mandats:

Mandat simple: Mandat qui permet au client mandant de confier des mandats identiques à plusieurs agences tout en conservant la liberté de vendre ou de louer lui-même son bien. La durée d’un tel mandat est en général d’une année.

Mandat exclusif : Mandat confié à une agence unique qui est le seul interlocuteur à même de mener la transaction. La durée d’un tel mandat est en général de trois mois.

Mandat privilégié: Mandat par lequel un mandant confie à une seule agence la faculté de s’occuper de son bien. Le mandant conserve la capacité de mener seul la transaction s’il le souhaite (mandat appelé aussi «accord», «partenaire»…).

La durée d’un tel mandat est en général de trois mois.

Mandat de recherche: Contrat par lequel un client acheteur ou candidat locataire demande à une agence de rechercher pour lui un bien à vendre ou à louer dans le cadre de ses critères.

Négociateur/Négociatrice: terme courant utilisé pour nommer les conseillers immobiliers travaillant au sein des agences et justifié par leur capacité à négocier la vente et l’achat d’un bien immobilier en préservant les intérêts de chaque partie.

Offre d’achat : Document par lequel un client acquéreur formalise sa volonté d’acquérir un bien immobilier présenté à un prix supérieur à son offre. Une offre engage son signataire jusqu’à son terme qui peut aller de quelques heures à quelques semaines: la vente sera juridiquement parfaite dés que le vendeur aura donné son accord dans le délai imparti.

Une offre peut être assortie d’un chèque, symbole de l’implication de l’acquéreur.

Passé l’échéance, l’offre devient caduque et l’acquéreur reprend son entière liberté. Le chèque éventuel lui est immédiatement rendu.

Permis de Construire : Document administratif qui entérine un droit à construire un projet précis sur une parcelle déterminée. Basé sur le PLU* qu’il ne peut contredire, ce permis doit être rigoureusement observé, sous peine de ne pas obtenir de certificat de conformité* (risque d’amende et de destruction du bien édifié «illégalement»). Ce permis peut être demandé par un simple particulier si la surface habitable du projet est inférieure à 170 M2, par un architecte DPLG au-delà.

PLU (Plan Local d’Urbanisme): Document remplaçant le POS. Tout permis de construire sera instruit en fonction des dispositions du PLU. En l’absence de PLU, une zone est constructible selon les dispositions du droit de l’urbanisme national.

POS (Plan d’Occupation des Sols): Code de la constructibilité des différentes zones géographiques d’une commune. Document élaboré par chaque conseil municipal, en accord avec les services de l’état. Remplacé par le PLU.

PPD (Privilège de Prêteur de Deniers) : Garantie équivalente, dans les faits, à une prise d’hypothèque, mais beaucoup moins onéreuse (voir onglet « Le coût des garanties liées à l’emprunt»). Curieusement pratiquement jamais proposée par les banques, mais pour autant jamais refusée lorsque sollicitée par le client…

ne pas oublier de demander systématiquement à son banquier d’opter pour un PPD plutôt que pour une hypothèque…

Prêt in fine: Prêt pendant la durée duquel on ne rembourse que les intérêts, le remboursement du capital n'intervenant qu'au terme de ce prêt, à l'inverse du prêt classique dit «amortissable» durant lequel on rembourse dés les premeirs mois intérêts et capital dus.

Prêt relais: Prêt bancaire rendant possible l’acquisition d’un bien immobilier avant d’avoir réalisé la vente d’un autre bien permettant cette acquisition. Ce prêt peut s’élever à 70 voire 90 % de la valeur du bien détenu. Compte tenu du marché actuel et de la modicité des taux bancaires, ce procédé n’est pas à écarter.

Prix CEM (Clés En Mains): Acquisition tous frais inclus (honoraires d’agence + frais de mutation).

Rentabilité locative : ratio entre le revenu net annuel issu d’un bien loué et le coût de revient global de ce même bien. Hors processus de défiscalisation, il ne faut pas escompter une rentabilité annuelle supérieure à 5 à 6 %.

SCI (Société Civile Immobilière): Démembrement d'un bien immobilier ou d'un ensemble de biens immobiliers en un nombre déterminé de parts sociales.

L'intérêt de créer une SCI pour sa résidence princiaple a diminué en proportion de la diminution du taux des frais de mutations, d'autant que toute SCI nécessite une tenue de comptes. La SCI reste conseillée dans le cadre d'une co-propriété car les statuts permettent l'instauration d'un droit de préemption ou de préférence entre associés en cas de cession de parts.

SHON (Surface Hors Oeuvre Nette): Total de la surface des planchers d'un bâtiment, résultante de l'application du COS* à la surface constructible du terrain

Taxe de raccordement : Taxe fixée et perçue par une commune en échange du droit de se raccorder au réseau d’assainissement collectif (tout à l’égout). Le coût variable est selon la politique de la commune.

TVA résiduelle: Lorsqu’un bien sous frais de mutation réduits est vendu plus cher que son coût de revient, il faut payer la TVA sur cette différence de valeur. Toute imprécision dans la rédaction du compromis de vente crée un doute sur l’identité du payeur…vendeur ou acquéreur?

La mention prix Toutes Taxes Comprises indique que le vendeur du bien assume le paiement de cette TVA résiduelle.

L'assujettissement à la TVA résiduelle n'exclut pas le paiement éventuel de la taxe sur la plus value: une cession de résidence secondaire peut en effet provoquer cette double créance fiscale...

VEFA(Vente en Etat Futur d’Achèvement): Se dit des ventes de biens inachevés, voire non encore édifiés, ce qui est le cas de la majorité des promotions immobilières. Le client signe alors un contrat de réservation qui fixe la chose vendue, son prix ainsi que le délai de livraison. Ses contrats sont l’objet d’une réglementation spéciale, fixant notamment le montant des avances en fonction de la réalisation des travaux.

Viabilisation: apporter à un terrain la desserte des réseaux indispensables à sa constructibilité: voie d’accès, eau, électricité, assainissement collectif ou individuel. Ces travaux sont plus ou moins coûteux selon l’éloignement de ces réseaux.


 

   
 
Plus-values immobilières et séparation des conjoints
  • Plus-values immobilières et séparation des conjoints

     

    Alors que les plus-values réalisées sur la vente d'immeubles par des époux se séparant sont exonérées d'impôt sur le revenu, les plus-values réalisées par les concubins et les partenaires d'un Pacs sont le plus souvent imposables. L'administration a décidé de gommer cette différence et de traiter de la même manière toute séparation. Cette mesure s'applique aux cessions réalisées à partir du 24 juillet 2007 et éventuellement au règlement et litige en cours (BOI 8M-2-07).

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    LES OBLIGATIONS DU VENDEUR D'UN BIEN IMMOBILIER

    La loi du 18 Décembre 1996, dite «loi Carrez*», impose comme préalable indispensable à toute vente d’un bien immobilier constituant un lot de copropriété (appartement ou maison en lotissement) le mesurage de la surface privative de ce logement. Cette surface privative est constituée par:

    - La superficie des planchers des locaux clos et couverts, hors l’empiètement des murs, cloisons, marches, escaliers, hors l’embrasures des portes et fenêtres pour tout lot dont la surface est supérieure à 8 M2 et la hauteur sous plafond égale ou supérieure à 1,80 mètre.

    - Ce mesurage doit être effectué par les soins du propriétaire vendeur.

    - Toute erreur de mesurage supérieure à 5 % entraîne un remboursement proportionnel par le vendeur au bénéfice de son acquéreur.

    Le vendeur doit informer son acquéreur de la situation de son bien au regard des risques naturels tels que définis dans le Plan de Prévention des Risques (PPR), ainsi que des éventuelles indemnisations publiques ayant été versées en réparation de tels événements (Loi du 30 Juillet 2003).

    Tout bien immobilier disposant d’une piscine doit obligatoirement présenter un dispositif de protection homologué.

    ► Le vendeur d’un bien immobilier en co-propriété doit fournir à son acquéreur une copie du Carnet d’Entretien de la résidence ainsi que des deux dernières Assemblées Générales.

    ► Le vendeur d’un bien immobilier en co-propriété ayant fait l’objet d’une acquisition en VEFA ou d’une rénovation profonde doit fournir un dossier d’intervention ultérieure sur l’ouvrage, dans la mesure où l’acquisition et/ou la rénovation est postérieure au 1er Mars 1995.

    Les diagnostiques techniques

    Le législateur, dans le but de protéger l’investissement opéré par l’acquéreur d’un bien immobilier, a rendu obligatoire la réalisation de différents contrôles techniques portant sur l’état du bien cédé. Ces différents contrôles, effectués par des professionnels indépendants, sont à la charge du propriétaire-vendeur.

    Compte-tenu de l’incidence éventuelle de ces diagnostics sur la vente, il est fortement conseillé de procéder à ces contrôles avant la commercialisation d’un bien ou au tout début de celle-ci.

    ► Tout bien immobilier construit avant le 1er Janvier 1949 doit faire l’objet d’un contrôle du risque d’exposition au plomb susceptible d’être présent dans les revêtements  du bien concerné. Ce constat ne doit pas avoir été effectué plus d’un an avant la date de signature de l’acte notarié.

      Le décret 96-97 du 7 Février 1996 impose, en préalable indispensable à toute vente, de mener une procédure de recherche d’amiante pour tout immeuble dont le permis de construire a été délivré avant le 1er Juillet 1997

      La loi 99-471 du 8 Juin 1999 impose, en préalable indispensable à toute vente, de réaliser un état parasitaire (termites). Cet état ne doit pas avoir été établi plus de 6 mois avant la signature de l’acte de vente.

    Toute installation de gaz de plus de quinze ans doit faire l’objet d’un état descriptif  de l’installation et de ses dérivés.

    Le diagnostic de performance énergétique est obligatoire pour tout bâtiment d’une surface supérieure à 50 M2 et doté d’un système de chauffage. Il estime la quantité d’énergie consommée ainsi que la quantité de CO2 émise.

    L’installation électrique doit également faire l’objet d’un contrôle lorsqu’elle a été réalisée depuis plus de quinze ans.

    L’ensemble de ces contrôles est regroupé au sein du dossier de diagnostic technique. Seuls ces contrôles en cours de validité peuvent exonérer le vendeur de la garantie de vices cachés. A noter qu’à l’exception du plomb, aucun de ces contrôles n’emporte obligation de travaux correctifs.

    NB : Toute personne effectuant un diagnostic doit être certifiée par un organisme accrédité par le COFRAC.


       
     
    Diagnostics : certification obligatoire des entreprises
    23/10/2007Edition xedy
     
    • A partir du 1er novembre, les diagnostics immobiliers (termite, plomb, amiante, performance énergétique, risques naturels et technologiques...) devront être réalisés par un intervenant certifié par un organisme accrédité par le ministère du Logement, le comité français d'accréditation (cofrac). Le cas échéant, l'acquéreur peut faire annuler la vente.

     
       
     
    Les dispositifs de protection de l’acquéreur

    Il existe quatre dispositifs juridiques principaux visant à protéger l’acquéreur d’un bien immobilier.

    1) La Loi Solidarité et Renouvellement Urbains (Loi SRU du 13 Décembre 2000).

    Principe : L’acquéreur dispose d’un délai de 7 jours pour annuler le compromis de vente* après sa signature. Ce délai démarre le lendemain de la présentation de la lettre recommandée l’informant de ce droit de rétractation. Cette renonciation n’a pas à être motivée.

    Conséquences: L’acquéreur qui renonce à son acquisition dans ce délai de 7 jours suivant la signature du compromis de vente* est totalement libéré de son engagement. Il recouvre l’intégralité de son acompte.

    2) La condition suspensive de financement (Article L 312-16 du code de la consommation).

    Principe : Tout acquéreur d’un bien immobilier bénéficie, sauf renonciation explicite (et manuscrite), d’une possibilité de résiliation de son engagement d’achat en cas de refus de prêt.

    Conditions d’application: L’acquéreur doit solliciter un prêt conforme aux indications portées au compromis de vente* et ce dans les délais précisés dans ce contrat, soit :

    ·         10 jour après le compromis* pour déposer une demande de prêt dans au-moins un établissement bancaire.

    ·         30 à 45 jours après le compromis* pour informer l’agence immobilière d’un éventuel refus de financement.

    Conséquences: Le compromis de vente* est annulé, l’acquéreur recouvre l’intégralité de son acompte.

    3) L’acquéreur d’un bien immobilier bénéficie par ailleurs des dispositions liées au Plan de Prévention des Risques (PPR).

    L'acquéreur, avant tout engagement contractuel, doit être informé de la situation du bien à l'égard des risques naturels et/ou technologiques. Cette information doit être présentée sous la forme d'un document spécifique accompagné de schémas graphiques permettant de situer le bien au regard de la source du risque. Par ailleurs, l'acquéreur doit être informé des éventuelles indemnisations publiques ayant été versées au propriétaire cédant suite à un sinistre ayant le caractère de catastrophe naturelle.

    Conséquences: A défaut de cette double information, le contrat de vente est frappé de nullité.

    4) Par ailleurs, l'acquéreur bénéficie du dispositif légal de droit commun (les vices cachés).


       
     
    RAMONAGE DES CHEMINEE EN LANGUEDOC ROUSSILLON

    RAMONAGE DES CHEMINEE EN LANGUEDOC ROUSSILLON

    Le temps des feux de cheminée revient. Mieux vaut donc faire ramoner la cheminée avant la saison. Si le ramonage n'est pas véritablement obligatoire, il faut savoir toutefois que dans certaines villes, la réglementation impose un ramonage des conduits deux fois par an. Et que dans certaines copropriétés, les feux de cheminée sont interdits. Lire la suite

       
     
    La défiscalisation immobilière

    - Résidence principale -

    L’acquisition d’une résidence principale ouvre droit à un crédit d’impôts dans la mesure où cette opération s’effectue par le biais d’un emprunt bancaire (Loi « Sarkozy »-Août 2007).

    Champs d’application : acquisition ou construction de la résidence principale.

    Avantage fiscal : crédit d’impôt d’un montant de 20 % des intérêts d’emprunt selon les plafonds suivants :

        • 3750 euros d’intérêts annuels pour une personne seule.

        • 7500 euros d’intérêts annuels pour un couple ayant une imposition commune.

        • + 500 euros d’intérêts annuels par personne à charge.

    Cet avantage est doublé pour la première année de remboursement du prêt (déductibilité portée à 40 %).

    Durée : limitée aux cinq premières années de remboursement du prêt.

    Extension : disposition applicable aux sociétés non soumise à l’IS.

    NB : dans le cas d’une acquisition en VEFA, l’acquéreur doit s’engager à emménager dans le nouveau logement en tant que résidence principale avant le 31 Décembre de la seconde année suivant la conclusion de l’emprunt.

    NB 2 : Ce dispositif n’est pas cumulable avec la loi Girardin…

    - L'investissement locatif défiscalisant - 


    Dénomination : « Borloo ancien » (ex « Besson»).

    Obligations :

    - Louer pendant six années (neuf années si travaux subventionnés par l’Anah)
    - A une tierce personne au titre de résidence principale.
    - Dont les revenus sont inférieurs aux plafonds « intermédiaire » ou « social ».
    - Dans le cadre d’un loyer limité au plafond concerné.
    Avantages :


    - Déduction de 30 % des loyers imposables pendant toute la durée de l’engagement en cas de plafond «intermédiaire »

    - Déduction de 45 % des loyers imposables pendant toute la durée de l’engagement en cas de plafond « social ».

    Le dispositif est renouvelable par période de trois années.

    NB: Cette option fiscale doit être exprimée lors de la déclaration de revenus de la première année pour laquelle est demandée cette déduction.


    - Les plafonds du dispositif « Borloo Ancien » : -


    Le plafond de loyer « intermédiaire »:



    Loyer au M2 (habitable + 50 % des annexes limitées à 8 M2)

    Zone A

    16,35

    Zone B

    10,68

    Zone C

    7,73

    Baux conclus en 2007.


    Le plafond de ressources « intermédiaires »:


    Ménage locataire

    Zone A

    Zone B

    Zone C

    Personne seule

    33.233

    25.685

    22.475

    Couple

    49.668

    34.298

    30.209

    PS ou couple + 1 PAC

    59.704

    41.246

    36.165

    PS ou couple + 2 PAC

    71.516

    49.792

    43.768

    PS ou couple + 3 PAC

    84.661

    58.573

    51.370

    PS ou couple + 4 PAC

    95.267

    66.009

    57.946

    Supplément par PAC > 4

    + 10.617

    + 7.362

    + 6.580

    PS : personne seule.

    PAC : personne à charge (enfant ou adulte).


    - Les plafonds du dispositif « Borloo Ancien » : -

    Le plafond de loyer « social » :



    Loyer au M2 (habitable + 50 % des annexes limitées à 8 M2

    Zone A

    5,90 (dérogatoire : 8,84)

    Zone B

    5,36 (dérogatoire : 7,29)

    Zone C

    4,82 (dérogatoire : 5,68)


    Baux conclu en 2007.


    Le plafond de ressources « social » :


    Ménage locataire

    Zone B1

    Zones B et C

    Personne seule

    17.927

    15.586

    Couple

    26.792

    20.813

    3 personnes ou PS + 1 PAC

    32.206

    25.030

    4 personnes ou PS + 2 PAC

    38.577

    30.216

    5 personnes ou PS + 3 PAC

    45.668

    35.545

    PS : personne seule.

    PAC : personne à charge (enfant ou adulte).


    Dénomination : dispositif « Borloo Neuf & Ancien réhabilité »

    Champs d’application : logements achetés neufs ou en VEFA ou logements anciens indécents qui font l’objet de travaux tels qu’ils acquièrent des caractéristiques techniques proches de celles de logements neufs (travaux définis par décret).


    Obligations :

    - Louer le logement pendant 9 années (12 ou 15 années possibles).
    - A une tierce personne (dérogation possible pour 3 ans après les 3 premières années) au titre de résidence principale.
    - Pour un loyer limité à un certain plafond.
    - Dans le cadre d’un plafond de ressources du ménage locataire.


    Avantages :


    - Déduction annuelle de vos revenus fonciers de 6 % de l’acquisition (foncier inclus) pendant les 7 premières années puis de 4 % les 2 années suivantes et enfin de 2,5 % pendant 6 années. L’amortissement total est de 65 %.
    - Déduction de 30 % de vos loyers imposables pendant la durée de l’amortissement.
    - Déficit foncier imputable sur le revenu global dans la limite de 10700 euros.


    - Les plafonds du Borloo Neuf & Ancien réhabilité.- 



    Loyer mensuel au M2

    Zone A

    16,37

    Zone B1

    11,37

    Zone B2

    9,30

    Zone C

    6,82

    Baux conclus en 207


    Ménage locataire

    Zone B1

    Zone B2

    Zone C

    Personne seule

    24.685

    22.628

    22.475

    Couple

    36.250

    33.230

    30.209

    PS ou couple + 1 PAC

    43.398

    39.782

    36.165

    PS ou couple + 2 PAC

    52.521

    48.145

    43.768

    PS ou couple + 3 PAC

    61.644

    56.507

    51.370

    PS ou couple + 4 PAC

    69.535

    63.740

    57.946

    Supplément par PAC > 4

    + 7.897

    + 7.239

    + 6.580

    PS : personne seule.

    PAC : personne à charge (enfant ou adulte).


    Dénomination : « Robien recentré ».


    Champs d’application : identique au dispositif « Borloo neuf & Ancien réhabilité ».

    Obligations :

    - Louer le logement pendant 9 années.
    - Au titre de résidence principale.
    - Pour un loyer limité à un certain plafond.

    Avantages :


    - Déduction annuelle de vos revenus fonciers de 6 % de l’acquisition (foncier inclus) pendant les 7 premières années puis de 4 % les 2 années suivantes. L’amortissement total est de 50 %.
    - Déficit foncier imputable sur le revenu global dans la limite de 10700 euros.

    NB : la location a un ascendant ou descendant est possible s’il est indépendant du foyer fiscal du bailleur…



    Loyer mensuel au M2

    Zone A

    20,45

    Zone B1

    14,21

    Zone B2

    11,62

    Zone C

    8,52

    Baux conclus en 2007


    - Synthèse des investissements locatifs défiscalisants -




    ROBIEN RECENTRE

    BORLOO NEUF & ANCIEN

    BORLOO ANCIEN

    Logements

    Neuf et ancien réhabilité

    Neuf et ancien réhabilité

    Ancien

    Amortissement

    6 % pendant 7 ans

    4 % pendant 2 ans

    6 % pendant 7 ans

    4 % pendant 2 ans

    2,5 % pendant périodes de 3 ans

    Non

    Déduction

    26 % en ZRR

    30 %

    30 % si < plafond intermédiaire

    45 % si < plafond social

    Engagement de location

    9 ans

    9, 12 ou 15 ans

    6 ou 9 ans

    Déficit foncier imputable

    < 10.700 euros

    < 10.700 euros

    < 10.700 euros

    Plafond de loyer

    OUI

    OUI

    OUI

    Plafond de ressources

    NON

    OUI

    OUI

    Restriction locataire

    Hors foyer fiscal bailleur

    Tierce personne

    Tierce personne

    Dénomination: Loi Malraux.

    Champs d'application: Logements anciens situés dans les secteurs sauvegardés ou dans les zones de patrimoine architectural urbain et paysagé Français (ZPAUPF), ce qui correspond, le plus souvent à une proximité de monuments ou de quartiers historiques.

    Obligations: Louer les locaux, exclusivement à usage d'habitation principale, pour une durée minimale de 6 ans.

    Avantages: Le montant des travaux de rénovation est déductible du revenu global, sans limitation de montant. Le bénéficiaire peut être une personne physique ou un associé d'une société non soumise à l'IS (SCI...).


    - L'investissement locatif défiscalisant: loi Girardin -

    L’acquisition d’un bien immobilier neuf sur le département de la Réunion permet de bénéficier d’une réduction de l’impôt sur le revenu des personnes physiques (Loi Girardin, 22 Juillet 2003).

    1. Acquisition d’une résidence principale :

                    ► La réduction d’impôt est de 2,5 % du montant de l’acquisition pendant 10 ans (soit amortissement total de 25%).
    1. Acquisition d’un logement destiné à la location :

    L’acquéreur choisit le secteur libre (montant du loyer et revenus du locataire illimités):


    - la réduction annuelle d’impôt est de 8 % du montant de l’acquisition pendant 5 ans (soit amortissement global de 40 %).

    L’acquéreur choisit le secteur intermédiaire (montant du loyer et revenus du locataires limités au plafond légal) :

    - la réduction annuelle d’impôt est de 10 % du montant de l’acquisition pendant 5 ans (soit amortissement global de 50 %).

    Limites et effets « turbo » du dispositif fiscal:

    - Le montant d’acquisition pris en compte est plafonné à 2.125,51 euros/M2 , + 14 M2 maximum de varangue.

    - Le logement doit être loué dans les 6 mois de son acquisition ou achèvement.
    - Le logement doit être loué pendant 6 années minimum.
    - Le taux d’amortissement global est dopé de 4 % si le logement acheté est équipé d’un chauffe-eau solaire.
    - Le taux d’amortissement global est dopé de 10 % si le logement loué est situé en Zone Urbaine Sensible (ZUS).

    Cas pratique :

    Plafonds en vigueur dans le secteur intermédiaire (2007).

    ► Loyer annuel hors charge : 140 euros/M2 habitable.

    ► revenus annuels :1 personne : 26.939 euros 2 personnes : 49.824 euros

    1 ou 2 personnes + 1 PAC : 52.706 euros.

    1 ou 2 personnes + 2 PAC : 55.588 euros.

    1 ou 2 personnes + 3 PAC : 59.440 euros.

    1 ou 2 personnes + 4 PAC : 63.291 euros.

    PAC > 5 : 4.042 euros.

    Exemple:

    • Acquisition d’un appartement neuf de 76 M2 habitables + varangue de 18 M2 pour un prix clés en mains (CEM) 
      de 253.800 euros. Ce logement, équipé d’un chauffe-eau solaire, est destiné à la location en secteur libre.

    montant pris en compte : 76 + 14 = 90 (M2) X 2.125 (euros) = 191.250 euros.

    montant de l’amortissement global : 191.250 X 0,44 (40 + 4) = 84.150 euros.

    montant de la réduction annuel d’impôt : 191.250 X 0,088 (44:5) = 16.830 euros


    Conclusion : la rentabilité annuelle de cet investissement s’élève à 6,63 %
    (auxquels il faut ajouter le bénéfice des revenus locatifs qui porteront la rentabilité globale à plus de 10 %…)



       
     
    LES TAUX D'INTERET

    En 1991, il était à plus de 9 %... Depuis lors, le taux d'intérêt à long terme des marchés financiers (OAT 10 ans), utilisé comme référence pour les crédits immobiliers, n'a, globalement, jamais cessé de baisser. Mais depuis le début de l'année 2007, il a fortement augmenté (4,74 % au 9 juillet), avant de redescendre à 4,32 % au 7 septembre. Il se situe actuellement à 4,44 % au 4 octobre. Depuis le début de l'année, il a progressé de 0,48 point par rapport à son niveau de 3,96 % au 2 janvier. Cependant, les emprunteurs profitent encore de conditions financières très favorables : 4,55 % pour le taux fixe hors assurance sur 15 ans pour un excellent dossier.

       
     
    Commission Attali sur le Logement : réactions mitigées des professionnels 23/10/2007
    • La Commission pour la libération de la croissance présidée par Jacques Attali a évoqué plusieurs pistes pour un « plan global de relance pour le logement ». En premier lieu, un assouplissement des relations entre bailleurs et locataires : les propriétaires pourraient expulser les locataires impécunieux plus facilement tandis que les locataires verraient le dépôt de garantie limité à un mois de loyer et sans obligation de fournir une autre caution. Les locataires pourraient également voir leur préavis de congé limité à un mois. Sur ces derniers points, la Fnaim, entre autres, se montre réservée mais est prête à « être auditionnée pour apporter son expertise et sa force de propositions ». La Commission a également planché sur le développement durable et a proposé le concept de villes pilotes, les « Ecopolis », sorte de villes nouvelles sans en reprendre le terme pour éviter toute connotation peu élogieuse. Ces « écopolis », petites villes de 50 000 habitants avec mixité sociale seraient, sur un plan environnemental, aux dernières normes du développement durable avec jardins, panneaux solaires.... Là encore, certains promoteurs dénoncent un carcan de villes « aseptisées » alors que « les communes déjà construites peuvent tout à fait intégrer le concept de la haute qualité environnementale en profitant justement des berges, des bois alentours et se prolonger autour de ces facteurs propres ». Enfin, la Commission évoque la possibilité de réduire les droits de mutation. A suivre.
       
     
    Le Plan de Prévention des Risques (PPR)

    La loi du 30 Juillet 2003 relative à la prévention des risques technologiques et naturels instaure une obligation d’information du propriétaire vendeur au bénéfice de l'acquéreur d’un bien immobilier situé dans une zone de prévention des risques.

    Cette obligation faite au propriétaire-vendeur se traduit par deux prescriptions distinctes:

    L’obligation de fournir à son acquéreur un état des risques technologiques et naturels, établi moins de six mois avant la date de conclusion du contrat, et se référant au document communal d’informations. Cette information doit être établie sur un modèle d’imprimé disponible auprès des autorités locales et accompagné de documents graphiques permettant de localiser le bien concerné.

    L’obligation de fournir à son acquéreur la liste des sinistres frappant le bien et ayant donné lieu à indemnisation publique au titre des effets d’une catastrophe naturelle ou technologique alors que ce propriétaire disposait de l’usage de ce bien ou qu’il en ait été informé par écrit par le précédent propriétaire. Cette information peut être rédigée sur papier libre.

    Tous les biens immobiliers, bâtis ou non, sont concernés par ces dispositions

    Tout manquement à cette obligation d’information de l'acquéreur est sanctionné par la nullité du contrat de vente.


       
     
    Les fondations du plan borloo populaire pour nimes et ses environs

    Les fondations du "Borloo populaire" pour nimes et ses environs


    Le dispositif baptisé "Borloo populaire" fait partie du projet de loi "Engagement national pour le logement "initié par le ministre de l'Emploi, de la cohésion sociale et du logement Jean-Louis Borloo. Adopté par l'assemblée nationale le 31 janvier dernier, ce petit frère social du "Robien" devrait voir le jour au cours du premier semestre 2006, après une seconde lecture actuellement en cours au Sénat. Principes de base.

    Origine.
    Depuis 2003, le dispositif "Robien", du nom du précédent ministre de l'équipement et du logement du gouvernement Raffarin, accorde des réductions d'impôts aux particuliers investissant dans un bien immobilier en vue d'une location, moyennant des plafonds de loyers inférieurs de 10% au marché.

    Mais les 410.000 logements mis en chantier en France en 2005 via le "Robien" se sont surtout installés dans les villes moyennes, où la demande locative est restée stable.
    Conséquence : une surproduction, accompagnée de logements vacants inadaptés aux revenus modestes. Le gouvernement a donc décidé de "recentrer" la production de logements "Robien" dans les agglomérations les plus tendues, et de créer le nouveau "Borloo populaire" pour répondre à la pénurie de logements sociaux.
    Ces deux dispositifs sont appelés à coexister, et laissés au libre choix des investisseurs.

    Le gouvernement espère ainsi créer 40.000 logements neufs en "Robien recentré", et 20.000 en "Borloo populaire" sur l'année 2006.

    Principes généraux.
    Le "Borloo populaire" est réservé aux constructions ou acquisitions neuves situées en France, et louées à titre de résidences principales pendant au moins neuf ans.

    L'idée est de permettre aux propriétaires d'amortir jusqu'à 65% du prix de leur bien, sur quinze ans, sous la forme d'une déduction s'appliquant sur les revenus fonciers déclarés, à hauteur de 6% du prix d'achat par an durant les sept premières années, puis 4% les deux années suivantes, et enfin 2,5% pendant six ans.

    En outre, à la différence des locations classiques ou "Robien", un abattement forfaitaire de 30% sur les loyers déclarés s'ajoutera à la déduction des frais réels.

    Une défiscalisation associée à une contrepartie sociale : les loyers pratiqués devront être 30% inférieurs aux prix du marché (voir encadré), et un plafond de ressources sera institué pour les locataires.

    Application.
    L'application du "Borloo populaire" est programmée au 1er juillet 2006, une fois la loi "engagement national pour le logement" définitivement promulguée.

    N.B. : Le dispositif sera également accessible aux épargnants souhaitant investir collectivement, à travers la souscription de parts de Sociétés civiles de placement immobilier (SCPI).

       
     
    Prêt relais, mode d emploi pour vous aider a acquerir un bien dans le gard

    Prêt relais, mode d'emploi acquerir un bien dans le gard


    Lors d’une transaction immobilière, c’est souvent la cession d’un premier bien qui permet de financer, au moins en partie, l’acquisition du nouveau. Mais cette vente peut parfois se réaliser moins vite que prévu. Une solution existe pour ne pas laisser échapper le bien convoité